Arc’Eau veille…. Arc’Eau contrôle….

        Au conseil municipal d’ARCACHON : des élus en difficulté…
Insuffisances, lacunes, erreurs???

                                                        

               Devoirs de remise à niveau obligatoires pour certains élus…!

Les faits:
L’eau, toujours l’eau, de quoi faire boire la tasse et même… noyer certains élus arcachonnais
(veuillez comprendre l’édile et son adjoint-rapporteur). Lors du conseil municipal du 17.12.2014, ils ont présenté les rapports des présidents sur le prix et la qualité des services de l’eau
[1] et de l’assainissement[2]. Afin de faciliter la lecture ou la compréhension de ces documents pourtant déjà bien simplifiés, la municipalité a cru bon de se hasarder dans l’exercice pourtant basique de rédiger une note de synthèse mais patatras…n’est pas compétent qui veut !

Cherchez l’erreur… dans la note en question : Une calculette, une connaissance des éléments et un peu de concentration.

Le résultat: le voici.
La note fait état au 01.01.2014 d’un tarif de l’eau de 1,679 €, alors qu’il est à 2,23 €/m3.
La note fait état au 01.01.2013 d’un tarif de l’eau de 1,844 €, alors qu’il était à 2,38 €/m3.
La note fait état au 01.01.2014 du tarif d’assainissement à 1,75 € : il est à 2,26 €/m3.
Et pour couronner le tout, les erreurs s’additionnent : Le tarif Eau + Assainissement au 01.01.2014 n’est pas de 3,45 € comme écrit, mais de 4,49 €/m3.
La cause?? pour calculer le tarif moyen au m3, les auteurs de la note ont « omis » de tenir compte de l’abonnement que paient pourtant les usagers…

Une explication : Honteux des tarifs excessifs qu’ils votent, ces élus auraient-ils voulu embellir la réalité ?

Éviter ces erreurs était pourtant facile:
Solution 1 : Lire les rapports joints à la délibération ce que manifestement les auteurs de la note n’ont pas fait.
Solution 2 : Ne plus bouder les conférences de presse d’Arc’Eau, les chiffres exacts y sont donnés. Mais Arc’Eau, magnanime, malgré toutes les attaques dont elle est l’objet, se tient bénévolement à leur disposition pour des cours de remise à niveau.

Moralité:
1) La compétence est une chose, le statut d’élu en est une autre.
2) Le cumul des mandats et des fonctions: il a sans doute du bon pour ses bénéficiaires (l’édile et son adjoint-rapporteur sont membres et de la COBAS et du SIBA, entre autres). Ce cumul ne porterait-il pas gravement atteinte à la qualité de leur travail ?
3) L’aptitude à se prononcer pour des décisions cruciales telle que celle à venir de la caducité du contrat de l’eau potable est-elle totale ? Rassurons-nous, ces mêmes élus (mais il n’y a pas qu’eux), sont des adeptes du « grand écart » : ils devront le 29 janvier prochain voter, contraints et forcés par la loi (mais aussi un peu par ARC’EAU), cette caducité à laquelle, il y a trois ans, ils tournaient le dos, malgré ses bénéfices pour les usagers, caducité qu’ils espéraient voir enterrée.

Devant tant d’(in)suffisances et d’incohérences, on prend peur !!!

Heureusement, ARC’EAU est bien présente, et veille…
Arcachon, le 19 décembre 2014


[1] La COBAS gère, plus ou moins bien d’ailleurs, le service public de l’eau potable

[2] Le SIBA gère le service public de l’assainissement

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