COBAS: Où sont passées les analyses de l’ARS pour octobre ? Que faut-il en conclure ?

ARC’EAU a mis en avant les dysfonctionnements quasi continus de VÉOLIA, en particulier sur l’usine de Cabaret des Pins qui est censée traiter l’eau prélevée dans le lac de Cazaux. Résultat: Chlorites et matières organiques batifolent en excès dans le réseau, mais l’eau serait “potable“. Elles s’y plaisent tellement qu’on les retrouve pratiquement toutes l’année.

Bizarrement depuis un mois nous n’en savons rien… En effet les dernières analyses publiées de l’Agence Régionale de Santé remontent au 26 septembre dernier. Depuis plus rien. Un mois c’est long. En moyenne, les contrôles sont réalisés 3 à 4 fois par mois sur la COBAS, avec à chaque fois plusieurs prélèvements. Or, il n’y a rien sur le site de l’ARS depuis le 26 septembre dernier !

Ce ne sont pas les mairies de la COBAS qui vont nous renseigner puisqu’elles ont, en principe, l’obligation d’afficher le dernier bulletin sur le panneau d’affichage légal, obligation qui est peu ou pas respectée d’ailleurs.

Par conscience nous avons regardé les résultats des autres communes du Bassin : Le dernier bulletin publié à la date du 27 octobre concerne des prélèvements du 11 octobre pour Biganos, du 13 octobre pour Audenge, Arès, Andernos-les-Bains et Lège Cap-Ferret. Il faut remonter au 19 septembre pour le dernier bulletin de Lanton, sans explications pour cette dernière…! Ce n’est donc pas le temps des analyses qui justifie ce retard…

Alors comment l’expliquer pour la COBAS ?

Il est d’autant plus incompréhensible que les contrôles de l’ARS ont habituellement lieu près de 4 fois par mois sur la COBAS contre à peine 2 sur les autres collecticités du Bassins. Que se passe-t-il ? Qu’en est-il des jeux d’acteurs, rapports de force entre VEOLIA, l’ARS et la COBAS ? Serait-on en train de casser le thermomètre ?

La révélation par ARC’EAU des dysfonctionnements, et ce depuis de nombreuses années, de l’usine de Cabaret des Pins, construite à grand frais, en serait-elle la cause?  Faut-il en déduire que les nouvelles analyses ne seraient pas satisfaisantes ? Il est impensable d’envisager que l’ARS ne produise pas ces informations pour cette raison. Alors…?

Dans tous les cas, cette non publication va à l’encontre de l’indispensable transparence en la matière. C’est la crédibilité de VÉOLIA, de l’ARS et de la COBAS qui est, par ce retard, mise en cause et celle dans la qualité de l’eau du robinet qui se trouve également atteinte.

Le droit à l’information des usagers n’est pas négociable.

En mettant la transparence au coeur de son objet associatif, ARC’EAU et ses membres ne se sont pas trompés.

À suivre…

 

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