Deux responsables de Veolia Eau en France mis à pied, soupçonnés de conflit d’intérêts. Conflit d’intérêts encore et toujours !

Mais, à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? À les entendre à une société dédiée créée pour l’occasion, SEEBAS. Tout serait plus transparent, plus facile à contrôler. Et pour faire bonne mesure, deux élus, Marie-Hélène des Esgaulx, présidente de la COBAS mais aussi présidente de la commission de contrôle financier qui aura à contrôler SEEBAS (vous suivez ?) et Cyril Socolovert, délégué à l’eau potable, en deviennent administrateurs. Des usagers ? Point ! Le service public sans les usagers c’est comme la démocratie sans vote citoyen… Convaincue d’un conflit d’intérêt, MHDE devra démissionner au bout de 3 mois, Xavier Paris, son adjoint à Gujan, la remplace.

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? C’est une sordide, mais très éclairante histoire de conflit d’intérêts qui secoue Véolia Eau en France, en jeu 200 millions d’euros. Deux de ses dirigeants ont confié un immense contrat à une société luxembourgeoise, dont ils sont devenus actionnaires. Ce contrat consistait à gérer, rien de moins que tous les paiements faits à Véolia Eau. C’est Médiapart qui en révèle la teneur. Dans l’eau il y a des coliformes, parfois, des chlorites, tout le temps, mais il y a aussi beaucoup d’argent. Pour une lecture instructive, lire l’article de Médiapart: Veolia Médiapart. Ça vous a plu ?

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? Vous, usagers, à qui on a dit que vous auriez à faire à une société locale, ayant pignon sur la rue Jéhenne à Arcachon, regardez plutôt vos factures. vous y apprendrez que lorsque vous n’êtes pas prélevés, vous devez envoyer votre règlement à Tours, pas de quoi améliorer l’emploi local…

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? À Véolia, une entreprise française, très peu patriote. En payant votre facture, vous payez certes le service rendu, plus ou moins bien d’ailleurs, par Véolia,  mais aussi la part qui revient à l’Agence de l’eau qui en retour subventionne des travaux, la part qui revient à la COBAS pour financer les investissements à sa charge et le contrôle toujours aussi superficiel qu’elle réalise, de la TVA qui revient à l’État français.  Les 3 dernières parts sont de l’argent public… qui devaient transiter par une société Luxembourgeoise, pays à la réputation de transparence incertaine, un vrai paradis fiscal, pour certains, au coeur de l’Union européenne.

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? Deux hauts cadres de Véolia eau ont été mis à pied, Philippe Malterre, et Jean-Philippe Franchi. ce dernier est le demi-frère d’Alain Franchi, directeur général de Véolia, celui-la même qui était venu à Arcachon pour signer, avec Marie-Hélène des Esgaulx, le nouveau contrat de l’eau potable de la COBAS. Lire le communiqué de presse de l’AFP: Véolia Dépêche AFP

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? Le respect des engagements de responsabilité sociétale ressemble à une tarte à la crème qui donne la nausée, tout comme certains coliformes. Comptons sur les élus de la COBAS pour ne demander aucun compte à Véolia-SEEBAS.

Mais à qui nos élus ont-ils confié notre eau à gérer ? Et pourquoi ?

 

 

Ce contenu a été publié dans Actualités. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.