LÈGE – CAP FERRET: Les prélèvements d’eau dans le milieu naurel dépassent de 25 % les volumes autorisés…en toute illégalité…Le Plan Local d’Urbanisme, à l’eau ?

Il fallait s’en douter.

Après qu’ARC’EAU ait démontré les nombreux désordres financiers de la gestion de l’eau sur la commune, le maire, faisant finalement le constat de son incapacité  à apporter la clarté pourtant promise, a décidé d’un audit complet des comptes de la délégation et ceux des comptes administratif et de gestion du budget annexe de l’eau potable. Nous verrons… si nous serons invités très officiellement à présenter nos remarques et poser nos questions.

Aujourd’hui, c’est la gestion environnementale de l’eau par la commune, en tant que bien commun, qui retient notre attention, en réalité depuis plusieurs années. Notre étude, montre que les prélèvements dans le milieu naturel excèdent de plus de 25 % le plafond autorisé par arrêté préfectoral de 2009 (lire notre communiqué de presse: LCF Communiqué de presse n°4.pdf )

Elle montre également que, pour indispensable qu’elle soit, la réduction des pertes d’eau en distribution ne sera pas suffisante pour revenir au dessous du plafond. Saviez-vous qu’en 2013, la commune de Lège – Cap Ferret était, de toutes les communes de Gironde, celle qui avait l’indice linéaire de pertes en réseau le plus élevé ?

L’étude démontre également que la croissance des consommations a dépassé toutes les prévisions, en particulier celles du contrat de délégation signé avec AGUR, tant pour le volume total que tant pour le volume par abonné. Tourisme débridé et immobilier sont à l’origine de ces dépassements.

Notre étude pose clairement la question de la compatibilité du projet de Plan Local d’Urbanisme avec les exigences du Schéma d’Aménagement et de Gestion des Eaux Nappes Profondes de la Gironde (SAGE).

Face à cette situation, en catastrophe, puisque le projet de PLU devait initialement être soumis à enquête publique pour la mi-décembre, date repoussée maintenant à la mi-janvier, le maire organise, dans les prochains jours, une réunion avec le service Eau et Nature de l’État, auquel nous avons transmis notre étude, et la Commission Locale de l’Eau (Clé), en charge du SAGE. Pourtant en 2013, le SAGE a été révisé. Fidèle à son imprévision, la commune n’a pas, à cette occasion, sollicité d’augmentation de l’autorisation de prélèvement.

Naturellement, les « citoyens usagers », pourtant à l’origine de cette réunion, n’y sont pas conviés. Toutefois, fidèles à notre engagement associatif de transparence de la gestion de l’eau potable, nous vous adressons notre étude, en nous réjouissant de voir la municipalité s’interroger, enfin, sur cette question grâce à notre intervention, tout en espérant que la protection de la ressource en eau sera enfin prise en compte à la hauteur qu’elle mérite.

Il nous aurait été facile d’attendre le vote adoptant le PLU, puis de l’attaquer devant la justice administrative dans le but d’en obtenir une nouvelle annulation, la troisième… Cependant, certains débordements immobiliers, certains aménagements passés, rendent indispensable un PLU à Lège – Cap Ferret.

Toutefois, il n’est pas dit que le PLU arrêté en août dernier répondent aux exigences de la protection et de la défense de l’environnement, indispensables à la presqu’île, notre dossier en témoigne. (Lire notre étude: LCF Police de l’eau V3)

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