Textes de Loi

LE DISPOSITIF WARSMANN

A l’attention des VICTIMES DE FUITES
Le dispositif Warsmann qui limite la facturation en cas de fuite a été mis en place par le  Décret n° 2012-1078 du 24 septembre 2012 dont voici les principaux extraits.
ARC’EAU est à votre disposition pour vous aider !
 
« Art. R. 2224-20-1.
Article 1
I. [...] augmentations de volume d’eau consommé dues à une fuite sur une canalisation d’eau potable après compteur, à l’exclusion des fuites dues à des appareils ménagers et des équipements sanitaires ou de chauffage.
II. ― Lorsque le service d’eau potable constate une augmentation anormale de consommation au vu du relevé de compteur enregistrant la consommation d’eau effective de l’abonné, il en informe l’abonné par tout moyen et au plus tard lors de l’envoi de la facture établie d’après ce relevé. Cette information précise les démarches à effectuer pour bénéficier de l’écrêtement de la facture prévu au III bis de l’article L. 2224-12-4.
L’attestation d’une entreprise de plomberie à produire par l’abonné indique que la fuite a été réparée en précisant la localisation de la fuite et la date de la réparation.
[...]
III. ― Lorsque l’abonné, faute d’avoir localisé une fuite, demande la vérification du bon fonctionnement du compteur en application du troisième alinéa du III bis de l’article L. 2224-12-4, le service lui notifie sa réponse dans le délai d’un mois à compter de la demande dont il est saisi. »
Article 2
« Lorsqu’un abonné bénéficie d’un écrêtement de la facture d’eau potable dans les conditions prévues par les articles L. 2224-12-4 et R. 2224-20-1, les volumes d’eau imputables aux fuites d’eau sur la canalisation après compteur n’entrent pas dans le calcul de la redevance d’assainissement. Ces volumes d’eau sont évalués en fonction de la différence entre le volume d’eau dont l’augmentation anormale a justifié l’écrêtement de la facture d’eau potable et le volume d’eau moyen consommé déterminé dans les conditions prévues au premier alinéa du III bis de l’article L. 2224-12-4. »

EXTRAIT DU CODE GÉNÉRAL DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES ( C.G.C.T.)
CHAPITRE II : Services gérés en application des conventions

Article R2222-1

Version en vigueur au 13 novembre 2012, depuis le 9 avril 2000
Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000

Toute entreprise liée à une commune ou à un établissement public communal par une convention financière comportant des règlements de compte périodiques est tenue de fournir à la collectivité contractante des comptes détaillés de ses opérations.

Article R2222-2

Version en vigueur au 20 novembre 2012, depuis le 9 avril 2000
Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000

L’entreprise communique aux agents désignés par le maire ainsi qu’à l’inspection générale des finances et à l’inspection générale de l’administration au ministère de l’intérieur, tous livres et documents nécessaires à la vérification de ses comptes.

La communication est faite sur place au siège de l’entreprise, aux époques et dans les délais qui sont arrêtés d’un commun accord. Toutefois, ces délais ne peuvent en aucun cas être inférieurs à ceux que la loi accorde aux commissaires aux comptes des sociétés anonymes.

Article R2222-3

Version en vigueur au 20 novembre 2012, depuis le 1 janvier 2002
Modifié par Décret n°2001-183 du 22 février 2001 – art. 1 ()

Dans toute commune ou établissement ayant plus de 75 000 euros de recettes de fonctionnement, les comptes mentionnés à l’article R. 2222-1 sont en outre examinés par une commission de contrôle dont la composition est fixée par une délibération du conseil municipal ou du conseil de l’établissement.

Article R2222-4

Version en vigueur au 20 novembre 2012, depuis le 9 avril 2000
Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000

Les comptes détaillés qui sont mentionnés à l’article R. 2222-1 ainsi que les rapports des vérificateurs et de la commission de contrôle sont joints aux comptes de la commune ou de l’établissement pour servir de justification à la recette ou à la dépense résultant du règlement de compte périodique prévu au même article.

Article R2222-5

Version en vigueur au 20 novembre 2012, depuis le 6 août 2010

Lorsque la convention relative aux modalités de l’exploitation d’un service public est qualifiée contractuellement de régie intéressée, et sans préjudice des obligations résultant des dispositions du code des marchés publics ou, le cas échéant, de celles du chapitre Ier du titre Ier du livre IV de la première partie du présent code, elle détermine :

  • les modalités de liquidation et de mandatement de la rémunération du régisseur intéressé par la commune ou l’établissement public ainsi que, s’il y a lieu, les conditions du versement d’avances ;
  • la transmission au moins mensuelle par le régisseur intéressé à la commune ou à l’établissement de l’état des charges et des produits, globalisés par compte et par nature, résultant de la régie intéressée, état au vu duquel l’ordonnateur émet après contrôle les titres de recettes et les mandats de dépenses et intègre ces opérations de la régie intéressée à la comptabilité de la commune ou de l’établissement ;
  • la transmission au moins mensuelle à la commune ou à l’établissement de toutes les pièces utiles pour l’exercice, le cas échéant, de ses droits à déduction de la taxe à la valeur ajoutée acquittée au cours du mois au titre de l’activité de la régie intéressée ;
  • les modalités de reversement des fonds disponibles de la régie intéressée dans la caisse du comptable public ;
  • les modalités de contrôle du régisseur intéressé par la commune ou l’établissement.

Article R2222-6

Version en vigueur au 20 novembre 2012, depuis le 9 avril 2000
Créé par Décret 2000-318 2000-04-07 jorf 9 avril 2000

Lorsque des marchés ou conventions passés par une commune ou un établissement public communal font l’objet d’une rétrocession même partielle, le concessionnaire est soumis en ce qui concerne les mesures de contrôle aux mêmes obligations que le cédant.

Sources

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